15 avril 2024

Film documentaire : « Au cimetière de la pellicule », un réveil culturel pour l’Afrique francophone.

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Tierno Souleymane Diallo, réalisateur guinéen du film documentaire intitulé "Au cimetière de la pellicule", était invité au Journal télévisé de TV5Monde le 3 juillet 2023. Cette occasion a permis à ce jeune cinéaste de partager sa vision du documentaire avec les téléspectateurs francophones. Sorti en avant-première le 27 juin 2023, ce film-documentaire n'a pas encore annoncé sa première officielle, comme l'a mentionné le réalisateur lors de son intervention sur le plateau de TV5Monde. Il ne sera pas disponible en streaming, car selon ce jeune entrepreneur guinéen, rien ne remplace l'expérience de la salle de cinéma.

Soutien à la préservation des archives culturelles

"Au cimetière de la pellicule" est un long métrage documentaire guinéen qui traite du premier film réalisé par des noirs francophones. Dans ce documentaire, Souleymane Diallo met l'accent sur la recherche de "Mouramani", considéré comme le tout premier cinéma "noir" de l'histoire, ainsi que sur la sensibilisation à l'importance des archives culturelles. La découverte de caméras et de pellicules datant de plusieurs décennies, longtemps sous-estimées par les acteurs culturels et le gouvernement, exposée dans ce film, est déjà une réussite remarquable selon ce cinéaste. Le cinéma occupe une place dans l'histoire d'un pays a-t-il continué.

Objectif du documentaire

Ce film documentaire vise à plonger les téléspectateurs dans une profonde réflexion sur l'importance de la cinématographie dans la culture de son pays. Le cinéma est un moyen de refléter l'histoire et l'évolution humaine à travers les scénarios qu'il projette. De plus, il constitue un témoin précieux du contexte social, artistique, économique et politique d'une époque bien définie. Selon Souleymane Diallo, le cinéma est également une richesse culturelle nationale qu'il faut préserver, comme il l'a souligné lors de son interview. Il s'auto-questionne si ses œuvres (ndlr, ses films) pourraient également disparaître dans les années et siècles à venir.

crédit photo: Unifrance